Souvenir d’enfance, souvenir d’une rencontre

Un témoignage de ,
Mémoire recueillie à

«J’avais 10 ans en 1939, j’habitais rue de la perche à Lens, près des bureaux des mines de Lens et de l’entreprise «LTCL» (Laminoirs, Tréfileries, Câbleries de Lens). Il y avait tous les soldats français qui étaient arrêté aux équipages des mines. Je me souviens, j’avais un baigneur noir. Dans les camions que les soldats avaient empreinté, il y avait un noir. Le soldat est venu vers moi et a dit:«prends bien soin de mon petit frère» et je me suis mise à pleurer.»



«Moi gamine, je jouais avec les autres gosses. On jouait au gendarme et aux voleurs, ce jeux où on fait un rond par terre et au milieu du rond, on y marquait les noms des pays: Allemagne, Italie,…L’un des enfants dit: «je déclare la guerre à …» et ceux qui sont dans le rond du pays cité s’enfuit. Moi, je courais après les autres et je les attrapais par les jambes, j’étais agile en ce temps là!»



«A la maison, on avait une feuille de papier où il y avait la carte de France. On écoutait la radio et où l’on disait que telle ville avait été prise par les partisans, on mettait un drapeau. Derrière cette carte là, il y avait le portrait du général de Gaulle. Quand le général est venu à Lens en 45, mon grand-père nous a dit, à ma grand-mère et a moi, d’aller voir s’il était aussi grand que sur la photo. Lens a été délivré en 45.»



«Un matin, j’ai écris «Vive De Gaulle» derrière les outils de jardin qui étaient accrochés au mur. Je croyais beaucoup à l’action du général de Gaulle.»



La rencontre avec mon mari


«J’ai rencontré mon époux, près de chez mes parents, il était enquêteur-apparaiteur. Ce sont les personnes dont le métier est d’apparaitre pour une demande de secours, maladie, médecin, besoin de nourriture. Il travaillait pour la mairie de Lens. J’avais vingt ans quand il était venu chez ma grand-mère pour l’aider à faire des papiers. On s’est plus.On a fait une petite bêtise, ma première fille est venue au monde en 51, puis on s’est marié en 1953. On est resté cité hollandaise 67 ans, puis nous sommes allés dans un H.L.M «résidence sellier»


Lucette BEAUMONT, foyer Louis Voisin, Lens

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