Parlons peu, parlons bien
«Je vais vous parler de l’inondation de 1981. Elle a été la plus impressionnante de ces dernières années. François Mitterrand était même venu constater les dégâts! Suite à cela, les Ponts et Chaussées ont construit des bassins de rétention d’eau et ont mis en place des capteurs de niveau d’eau. Les cotes nous étaient transmises par télégramme. »
Après s’être enfin installé, Jean Claude reprend :
« J’ai connu le temps du transport fluvial en péniche mais je dois dire que j’étais beaucoup plus sur le port que sur les bateaux ! A l’époque, un bistrot et un maréchal-ferrant bordaient le port de Langon. A mon grand regret, le bistrot a disparu et le maréchal-ferrant avec. J’aimais ce petit bistrot, c’était un lieu convivial où mes collègues et moi nous retrouvions après le travail, histoire de se détendre un peu avant de rentrer. J’aimais cette époque ! La ville de Langon détient cinq ports, plus ou moins connus. Le premier se trouve au bord de l’entrepôt de l’airbus. Le deuxième, si je me souviens bien, est au bout du chemin de Canteau en allant vers la Garonne et desservait le Sauternais en matières agricoles; le troisième est en bas de la grue de Golfech. Celui-ci était destiné à décharger des bateaux, les éléments de la centrale. Le quatrième est le fameux port fluvial, il se trouve en face de l’ancien bistrot; le dernier est le port de plaisance, qui lui, se situait jadis en face du parc des Vergers.
En 1860, le chemin de fer a vu le jour et beaucoup de choses ont changé. Il y a eu un aménagement complet des quais de Langon à Bordeaux. L’ouverture du Canal du Midi et des écluses a également suivi. En parlant de transformations, il y avait à l’époque un pont qui reliait Langon à Saint Macaire. Ce pont avait été offert aux deux communes à la mort de Georges Pompidou. Les deux villes étaient relativement pauvres à ce moment-là et le pont avait des problèmes d’oxydation. Elles n'ont donc pas pu le rénover. En plus des rénovations coûteuses, l’ancien pont avait l’inconvénient d’être trop étroit et donc d’être difficile d’accès aux véhicules de gros gabarit. Il fut donc détruit dans les années 70 pour laisser place au nouveau pont : en béton et bien plus pratique ! »
Jean-Claude termine sur ses meilleurs souvenirs :
« Je n’étais pas un mordu de pêche mais, petit, j’allais pêcher entre Sainte Bazeille et La Réole avec mon grand- père. Je n’ai jamais repêché par la suite. Je n’étais pas acteur des concours de pêche mais plutôt spectateur. On pouvait trouver sur le port des cabanes de pêcheurs avec une piste de danse, un bar et un orchestre. J’aimais y danser ! »



