« On ne peut pas reculer, ce n’est pas possible de reculer ! »

Un témoignage de Marcel Bonafos,
né(e) le 8 juillet 1934
Mémoire recueillie à

Je m’appelle Marcel Bonafos, j’ai 75 ans, je suis né à côté de Perpignan. J’étais favorable à l’avancée des nouvelles technologies. Le changement au niveau de mon enfance, la mécanique. Au niveau de mes loisirs, le bal, danser. Au niveau de ma vie de famille, me marier et avoir beaucoup de maîtresses !
Et au niveau de mon travail ? La mécanique, toute la mécanique, auto, diesel, essence, moteur à combustion interne, tout ce qui est mécanique. Avant, nous faisions avec les mains et les outils rudimentaires et imaginatifs. C’est bien et on n’en fait pas encore assez d’avancées technologiques. Les supports techniques, il faut aller toujours plus loin avec plus de précisions pour avoir la perfection autant que peut se faire.
Vous nous avez dit que les avancées technologiques étaient un progrès, comment vous sentez vous face à ces avancées ?
Je me sens tout petit, par rapport aux avancées qui sont faites et la culture technique, j’ai encore à progresser, toujours progresser.
Donc aujourd’hui vous avez envie d’apprendre encore ?
Encore et toujours. Alors, pourquoi j’ai aimé la mécanique, c’est parce que c’était un jeu pour assembler les pièces comme un puzzle et arriver à ce que ça marche, à ce que ça fonctionne, à ce que ça puisse se déplacer. Mettre en relation et rotation tout ce que vous voulez.
Mon arrivée dans le Tarn ? Je suis venu à Toulouse parce que j’aimais le rugby et j’ai trouvé cette maison de retraite qui convenait à mes ressources et voilà pourquoi je suis là dans le Tarn.
Ah parce que c’est un progrès et le progrès de toujours avancer tout doit avancer, on ne peux pas reculer, ce n’est pas possible de reculer, c’est la fin de tout. C’est la fin du progrès, la fin de toutes sortes de choses, d’ailleurs, l’histoire prouve que quand on recule c’est catastrophique. Si vous le faîte à moitié ce n’est pas la peine.
Avant tout ça, on faisait à la main, avec des chevaux, avec des bêtes de somme.
Mes loisirs, le bal, emballer les filles. Et quand j’étais enfant, je jouais avec quoi ? Avec des balles, des ballons ovales, des billes, des jeux de billes. Le ballon ? Je suis né dans le pays du rugby et il n’y a que ça.
La télévision apporte beaucoup de progrès et de connaissance de chose qui nous était inconnues, notamment la connaissance des peuples, l’éthologie, connaissance du monde, voir des gens différents de nous, de couleur, de langage, d’état d’esprit. De plus en plus avant, on apprend jamais assez de voir le monde.
Tout ce qu’on peut avoir de technologique dans mon enfance c’était les veillés au bord du fleuve on avait la radio, on y était tous. On écoutait la radio pendant les évènements de la guerre de 39-45 et les français de l’ombre et de Londres les résistants.
Les loisirs, le cinéma, c’était un cinéma ambulant. Un projectionniste qui se déplaçait de village en village, on avait le cinéma une fois par semaine et c’était déjà pas mal.

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