Mon lieu à moi c’est le ciel et c’est tout !

Un témoignage de Michel A.,
né(e) le 12 juin 1946
Mémoire recueillie à

Je ne vis que pour ce qui me passionne : l’ésotérisme, et tout ce qui se rapporte au ciel soit l’astronomie, l’aviation, la mécanique aéronautique et tout ça ! Mon coup de foudre pour l’aviation m’a été offert par mon père pour mes sept ans en m’offrant un baptême de l’air dans un avion de reconnaissance allemand qui servait aussi à tracter les planeurs. C’était un Fiseler Storch. C’est ce jour là où j’ai su quelle était ma place dans ce monde ! C’est à 17 ans que mon père m’a payé mes premiers cours et m’a soutenu dans ma passion. Il faut dire qu’à l’époque, le prix des cours d’avion était à peu près accessible. Je me suis inscrit à l’aéroclub du Languedoc et j’y suis resté même après mon service militaire. Malheureusement je n’ai pas eu l’occasion de passer pilote au sein de l’armée à cause des maths ; j’ai cependant pu rester en lien avec le ciel en étant affecté dans une base héliportée, ce qui m’a permis de faire de belles virées avec un sergent très sympathique. Avant mon service en 64, j’ai très vite passé mon premier degré d’aviation et c’est à cette occasion que j’ai vécu mon expérience la plus intense! C’est lors de mon premier vol en solo après 12 heures de vol accompagné ! Le moniteur m’a installé dans le piper et m’a dit «Ça y est, tu es prêt, il n’y a plus qu’à y aller!!». J’étais estomaqué, presque tétanisé mais j’ai fais « Y a plus qu’à ! » et aujourd’hui encore je n’ai pas beaucoup de souvenirs aussi fort que ce moment là! Même si j’ai connu ce jour là un mélange de plein d’émotions, mon moniteur a su les canaliser en restant en contact radio permanent avec moi de Toulouse Lasbordes. Après cette expérience j’étais blindé ! Même la fois où j’ai cassé un train d’atterrissage en ratant une manœuvre parce que je descendais trop vite lors d’un atterrissage, j’étais à peine impressionné! Par contre ça m’a coûté un mois de suspension de vol et une remise à niveau (rire). Depuis j’ai passé mon second degré d’aviation. Ce qui me manque le plus aujourd’hui c’est ce plaisir infini que procure la sensation d’avoir le ciel uniquement pour soi, en étant seul dans son avion.

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