Mon amour du camping
Profession exercée : Instituteur (dans la banlieue de Bordeaux), a fait ses études auparavant à Valence.
Henry a rencontré sa femme Christiane lors d’un stage de travaux manuels à Bourges, elle faisait encore ses études alors que lui était déjà instituteur. Tous deux ont une passion pour le camping et y ont passé les meilleures années de leur vie. Monsieur Henry va ainsi nous raconter son amour pour le camping.
Monsieur Henry a également été directeur de colonies de vacances à l’âge de 20 ans à Annecy dans un camping, il s’occupait donc d’organiser les vacances dans le camping.
« J’ai campé jusqu’à l’âge de 83 ans avec ma femme et mes enfants pendant les vacances de Pâques et les grandes vacances. J’étais membre du GCU (Groupement Campeurs Universitaires) réservé aux enseignants, il y avait une centaine de campings installés en France et les campeurs se déplaçaient de villes en villes. Les principaux lieux où nous avons voyagé sont : dans la Drôme (Châtillon en Diois, St Jean en Royans), et l’Ardèche (Alboussière), à Cannes, en Méditerranée, à l’Océan du Nord, en Alsace, à Gap …
Au début, nous avons débuté avec peu de moyens, nous étions en tente, ensuite nous étions en caravane et nous avions notre emplacement habituel.
Nous restions parfois un mois ou alors juste quelques jours selon les campings. »
« Cet amour pour le camping s’est reproduit de génération en génération, ma fille part souvent en camping car mes enfants en gardent de bons souvenirs.
Il y avait des animations au camping telles que des conférences très intéressantes, des chants, des réunions, des apéritifs … on ne s’embêtait jamais. Le camping était autogéré par les campeurs, nous participions à la vie du camping. »
« Ce que j’aime dans le camping c’est tout d’abord les lieux, puis la connaissance de beaucoup de gens, ce qui m’a servi dans mon métier car il faut connaître les gosses c’est la première des choses et les parents aussi. Le camping m’a donc formé dans les contacts humains, la diversité m’a beaucoup apporté. J’ai appris aussi la politique et les histoires des villages dans lesquels nous étions.
J’ai gardé beaucoup de contacts avec les personnes que j’ai rencontrées mais beaucoup sont décédées ou en maison de retraite c’est ce contact qui me manque. La variété et l’ouverture sur la vie ici est restreinte. La comparaison des gens du Nord et de l’Est est intéressante, il y avait des originaux et de la simplicité aussi : des professeurs de fac avec une culture plus grande qui nous transmettaient leurs connaissances.
Le camping c’est très convivial mais pas toujours facile, c’est quelque chose de formidable, c’est une ouverture sur un tas de choses.
Les enfants s’habituaient difficilement au changement de camping, il faut un temps pour s’habituer aux autres. Mais, les gosses se retrouvaient chaque année et ça leur plaisait beaucoup, ils s’écrivaient pendant l’année. »
« J’étais abonné à un magazine où je pouvais voir les campings, je reste encore actuellement informé des résultats de l’année, du nombre de camps et de campeurs. »


