« Mon adaptation à la technologie… »

Un témoignage de Denise Chamayou,
né(e) le 11 janvier 1923
Mémoire recueillie à

L’invention qui a le plus changé ma vie ? C’est tout ce qui est appareil ménager électrique, l’électroménager que j’ai connu quand j’ai fait ma formation. Pour ma formation, j’ai fait un stage dans une exploitation agricole de l’Oise, à Basencourt, près de Gournay en braye, sur une exploitation où on trayait les vaches laitières normandes.


Ce que j’ai connu là-haut, c’est une écrémeuse, je connaissais pas du tout ça, je connaissais pas la machine à traire et l’écrémeuse qui marchait électriquement et l’écrémeuse parce que par ici on écrémais pas, parce que là-haut, ils vendaient la crème qui allait dans lune fromagerie, où on fabriquait le beurre, c’était le beurre de Normandie et pour la ferme aussi ce que je ne connaissais pas c’est la moissonneuse-batteuse, c’était le beurre de Normandie et pour la ferme aussi ce que je ne connaissais pas c’est la moissonneuse-batteuse, c’était moissonné et battu.


Nos loisirs, en famille c’était les veillées et puis après on se rencontrait, comme ça, les jeunes, le dimanche et il y avait des fêtes de village, c’était toutes les distractions qu’il y avait. Des bibliothèques, il y en a eu une ici, enfin il y a pas si longtemps, je n’y étais pas d’ailleurs ici, pour le cinéma, il fallait aller à Albi.
Ce qui m’a permis de sortir c’est qu’à l’âge de 15 ans, j’ai adhéré au Mouvement de Jeunesse Agricole Catholique, j’avais des journées à Albi, je me souviens très bien, quand on allait à Albi, bon je me rappelle pas des films mais on allait au cinéma.
J’allais même à Albi en vélo.
Et puis aux veillées on jouait aux cartes, à la belote et il y avait de jeux de dames.
Mon adaptation à la technologie, les appareils ménagers que j’ai connu quand j’étais enfant, la machine à la laver, la machine à coudre, je me souviens lorsque la Dame m’a dit que j’allais coudre, moi la machine à coudre, j’étais habitué à la pédale, je n’étais pas habitué, mais je m’y suis mise, j’ai appréhendé un petit peu mais bon.
Vous avez accepté ou refuser toutes ces technologies ?
J’étais en formation, j’étais contente de connaître tout ce qui était nouveau, nous avions participé à une journée, on est parti à Paris pour voir les appareils ménagers, tous ces appareils qui sortaient à l’époque. J’ai connu cette formation à Clairoix, par le journal que je recevais, « Jeune Rurale » et j’avais pris l’adresse, j’avais écrit et alors on m’a donné tous les renseignements et puis alors je me suis embarqué !


Après ma formation, je suis allée à la maison familiale de Saint Loubès en Gironde, à côté de Bordeaux et là-bas, je me suis même adaptée, parce que je n’étais pas habitué, les jeunes que nous avions c’était les filles des agriculteurs mais les agriculteurs là-bas c’était les filles de viticulteurs, c’était la vigne, le bordelais alors j vous assure que l’on a bu du bon vin !


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