Maroc le pays que je garde au coeur

Un témoignage de Huguette HUBERT,
né(e) le 30 août 1931
Mémoire recueillie à

La famille se réunissait chaque jour à 17 heures dans Casablanca, ville ardente et troublante à la fois aux longues plages blanches et magnifiques. Nous prenions les repas sur la plage, avec le sable blanc, le soleil et la mer. C’était une vie douce.

Nous partions en week-end à Kasba-Tadla, au sud du Maroc, le « bled », où le gîte d’étape était ravitaillé par avion, en huître ou autres produits alimentaires.


La belle Marrakech, ville à la fois touristique et traditionnelle, était pleine de charme et de particularités. Sur la place Djemaa-Efna, on peut voir les charmeurs de serpent et déguster dans les petits restaurants de délicieuses cornes de gazelle. Je me souviens aussi des grandes fêtes Marocaines, Al-Srir et Al-Kevir, et des fantasias, cavaliers armés de fusils qui font partie de toutes les grandes traditions du pays.

Les Marocains ne s’adressent pas aux autres comme nous le faisons, ils se saluent différemment. Ils s’adressent à chacun en précédant leurs paroles de « Salamalecs ». C’est une courtoisie qui me plaît beaucoup.

J’ai découvert le Maroc après la guerre 39-45. Le pays était un protectorat Français et il restera le meilleur souvenir de ma vie. Mon mari étant artisan graveur, nous sommes arrivés au Maroc quand les sociétés Américaines avaient installé de nombreuses usines et la vie économique était vraiment vaillante. J’ai passé les concours d’agent administratif à Casablanca, et je suis devenue fonctionnaire chérifienne.

J’ai vraiment apprécié les qualités du peuple marocain, aussi bien les femmes que les hommes, c’était des gens très attentifs à nos conseils. Qualité que j’ai pu apprécier lors de la naissance de ma seconde fille, Patricia. Elle garde aujourd’hui, en Floride, ce désir et besoin de vivre près de la mer car elle conserve le souvenir de son Casa natal.

J’aime le peuple Marocain dont j’ai connu les heures de joie lors du retour de sa majesté, le roi Mohamed V. J’ai pu vraiment apprécier couscous et thé « nana » à la menthe, au cours de diverses fêtes.

Je suis rentrée en France le 1er Avril 1957, date qui s’est gravée dans ma mémoire.

array(0) { }