Madame Carivenc et les nouvelles technologies
Je m'appelle Marie-Louise Carivenc, je suis née le 12 mai 1925 à Servies.
Aurore et Anaïs : Quelles réactions avez vous eu en voyant apparaître la nouvelle technologie?
Marie-Louise Carivenc : Quand je me suis mariée c'est tout juste s'il venait d'y avoir l'eau dans la maison. Et l'électricité aussi. Mais j'ai pas connu ça. C'était la limite.
A et A : Vous avez réagi comment?
M-L C. : J'en ai pas souffert moi de transporter l'eau, on commençait à avoir l'eau dans la maison. Ça je m'en rappelle très bien, ça c'était un événement.
A et A : Quelle invention a le plus changé votre vie quand vous étiez enfant?
M-L C. : Quand j'étais enfant, il y en avait beaucoup qui pouvait changer et d'ailleurs elles ont changées maintenant. Ma fois, il y a eu les transports, le train.
A et A : Qu’est-ce qui a changé le plus votre vie au niveau des loisirs?
M-L C. : Les loisirs, on en avait pas quand j'avais votre âge, il y avait la bicyclette, on avait les botres, je sais pas si vous savez ce que c'est. On allait à la messe le matin, le samedi matin et après bon on se recevait en famille, les repas de famille c'était bien sympathique tandis que maintenant on a rien et on était content, on était content.
A et A : L'invention qui a le plus changé votre vie au niveau de votre vie de famille?
M-L C. : La voiture, après je ne sais pas moi, la machine à laver et tout ce qui s'ajoute à tout ce matériel.
A et A : Au niveau de votre travail c'est quoi qui à le plus changé?
En fait qu'est-ce que vous faisiez avant comme travail?
M-L C. : J'allais suivre des cours de couture, des cours... j'aimais beaucoup les contacts des associations, j'ai commencé on m'a demandé de rentrer au conseil d'administration d'une école agricole, les maisons familiales, mais de là est partie beaucoup de chose, parce que bon j'ai été trésorière.
A et A : Aujourd'hui avec toute les avancées technologiques, comme l'ordinateur, le téléphone portable, comment vous vous sentez dans la société?
Vous vous sentez à l’aise?
M-L C. : Non, pas trop, surtout l'ordinateur, moi ça me fais peur ce fossé.


