» Heureux petit berger… «
« Je suis née à Pierrelatte où j’ai vécu pendant un moment, ma grand-mère s’occupait de nous.
J’étais mariée et j’ai eu deux enfants (un garçon et une fille), quatre petits enfants et des arrières petits enfants. Après, j’ai habité Montélimar, Valence et ses alentours (Chateauvert).
J’ai passé mes examens et je suis devenue secrétaire à la Banque de France car c’était une bonne situation.
J’aime des tas de choses : lire (j’aime bien les romans policiers), le tricot.
J’aimais beaucoup marcher : la randonnée (13h de marche, 1200m de dénivelé), les animaux et la musique. Je ne peux pas tenir en place, je suis dynamique.
Autrement, dans mon métier, j’aurais aimé m’occuper d’enfants, je n’ai pas pu car j’avais une situation et je ne voulais pas l’abandonner parce qu’on a besoin de gagner sa vie.
J’arrive à m’intéresser à n’importe quoi, vous savez je m’adapte car je suis paresseuse.
Les balades en montagne :
On allait aux Alpes de Haute Provence, on passait des cols et on montait de 3000.
J’ai fait beaucoup de rencontres avec les bergers, j’aime beaucoup car ce sont des gens très simples, mais pas vulgaires, ils ont une certaine morale. Je me suis bien plue avec eux. Tous les soirs en vacances, on retournait voir les bergers, et avant qu’on reparte à la maison, on faisait une bouffe ensemble. On en connaît un paquet maintenant.
Quand on était gamins (17-18 ans), le vieux berger, le pâtre, on ne risquait pas de lui manquer de respect, parce que c’était le pâtre du Seigneur.
Il n’aurait pas accepté, il fallait être très poli avec lui. Il nous racontait des choses, c’était bien parce que c’était une autre vie, ce qu’il faisait un peu. Il avait beaucoup d’armures et les moutons quand y’en a un qui prenait peur tous les autres suivaient, il fallait qu’ils essayent de les retenir. C’est difficile de faire berger, il ne faut pas faire de bêtises.
Puis y’avait les chiens aussi, les chiens de bergers c’est quelque chose, c’est drôlement intelligent, on les aimait bien.
Les animaux :
J’ai eu des contacts avec les bergers mais avec les marmottes aussi, alors maintenant on les chasse plus. Alors elles sont culottées, y’en a une elle avait mis sa patte dans la poche de mon mari pour essayer de trouver une gâterie, et faut pas leur en donner parce que ça leur fait mal, elles voulaient prendre du chocolat.
J’aime bien les animaux, j’avais tant de chats, on en a toujours eus, et comme je disais à maman : « Ne te plains pas ils prennent que les deux grands côtés du lit ils te laissent tout le petit milieu », ils se couchaient avec eux. J’aime bien les chats car ce sont des animaux qui sont très indépendants. Y’a le chien qui était à la ferme, alors lui si on ne lui apportait pas une papillote, on avait l’habitude, il nous faisait la gueule. Vous savez ils comprennent beaucoup de choses finalement.
La musique :
Chez nous, on aime la musique et le chant, c’est un autre univers et ça fait drôlement du bien. Tout le monde chantait à la maison, sauf mon mari, lui il chantait faux. Maman chantait des tas de choses et elle chantait juste. Moi quand je chantais j’avais une manie quand ça montait trop haut je prenais une demie octave ou une octave plus bas, ça ne se fait pas normalement mais enfin moi c’était pour le plaisir. Je chantais « Heureux petit berger ! Ah ! Que ton sort me fait envie … » qui était facile. Alors bien sûr il ne faut pas vouloir chanter des chansons hors de votre portée, mais il y a des mélodies qu’on peut chanter quand même. Des fois ça détend de chanter, seulement on n’ose pas parfois c’est bête.
Je jouais un peu du piano aussi. On a tous les opéras chez moi, on allait tous les ans au festival de Mozart à Orange. Quand j’étais jeune, j’étais amoureuse de Frédéric Chopin, c’était bien de mon âge, c’est ravissant la valse de l’adieu.



